J'ai besoin de votre avis constructif concernant le suivi du voyage sur le blog, vos remarques... aujourd'hui ou demain...pour compléter un dossier de production. Si vous aimez, aidez-moi à continuer l'aventure ! Bises
Blog de Production
dimanche 6 septembre 2009
Des petits commentaire s'il vous plait !
Par Stéphane le dimanche 6 septembre 2009, 17:52
samedi 11 juillet 2009
Synthèse documentaire du premier mois de voyage et de tournage
Par Stéphane le samedi 11 juillet 2009, 16:45
Voici donc un peu plus d'un mois que je me ballade dans ce pays fascinant qu'est l'Argentine.
Je commence à prendre un rythme de croisière et à aller à de choses plus efficaces. Je vais sans doute changer d'outils d'édition, je vais voir tout ça, enfin ça avance, se précise. J'ai commencé à tourner des petits formats avec une caméra d'appareil photo ou de portable comme vous avez pu le voir. L'idée est de pouvoir trouver un format et un ton avec ces outils qui soient complémentaires bien entendu du docu à proprement parlé.
Laissez-moi vos remarques si vous en avez ;-) !
Je vais donc vous parler un peu de ce que j'ai rencontré comme surprises, bonnes ou bonnes :-).
Comme vous le savez, j'étais parti avec une adresse de ferme d'éleveur à Santa Fé. Je ne savais pas quoi y trouver, une entreprise florissante ou bien rien, j'avoue que l'idée de ne pas savoir me plaisait aussi beaucoup.
C'est un peu comme la vie, on prend un chemin parfois sans savoir où il mène et le simple fait de se le demander peut empêcher de prendre le chemin.
Je me suis donc rendu à Santa Fé, à Manucho pour être précis, à une quarantaine de kilomètres de Santa Fé.
Je suis arrivé dans ce hameau où il y a en tout quatre propriétés.
J'ai donc demandé mon chemin afin de trouver "l'Estancia" (la ferme), personne ne connaissait à ma grande surprise, on m'a indiqué la plus grande propriété un peu plus loin. Je m'y suis rendu. Là encore, mystère, personne ne connaît l'estancia Santa Ana, pourtant donnée à mon contact français comme une propriété énorme.
Je rencontre une personne qui m'explique que la propriété où je me trouve est aujourd'hui la propriété de l'église, qui en a consacré une partie à faire des classes pour les jeunes. Ces terres ont été données apparemment par une famille il y a longtemps. L'étendue dont elle parle est immense.
Je repars avec ces infos ne sachant quoi en faire, mais bon, je les ai.
De retour à Santa Fé, j'épluche les pages blanches à la recherche de la famille RENAUD. Je trouve trois noms, j'appelle, ils ne savent rien de leur histoire. L'un de mes correspondants, Luis RENAUD, veux bien me recevoir, c'est un homme âgé qui a l'air très ouvert.
Je continue un peu mes recherches et demande à l'homme de l'accueil de l'hôtel, Adrián Damianovich s'il ne connaîtrait pas un peu une estancia du nom de Santa Ana... J'ai la chance de tombé sur une personne très ouverte et cultivée. Là je lui parle de mon projet, il se trouve qu'il est descendant de français d'une part et passionné de généalogie, je ferai une interview très chouette de lui dans sa ville, me montrant les lieux emblématiques résonnant avec l'histoire des chemins de fer du pays et l'histoire de sa famille.
J'ai donc rendez-vous avec M. Luis Renaud, que j'ai eu un peu avant au téléphone.
Je me rends à son domicile avec mon sac à dos, le pied de caméra dans sa housse, mon mètre quatre vingt-sept, ma casquette et ma candeur.
Je sonne, la porte s'entrouvre. Là un grand-père un peu apeuré ouvre et me dit qu'il ne sait rien, qu'il ne pourra rien me dire, il referme presque la porte.
Je lui explique que peut-être quelques infos pourraient m'être précieuses, si infimes soient-elles et que s'il préfère, nous pouvons nous voir en un lieu public, je lui propose de prendre un café où il le veut, un peu plus tard.
Il commence par dire non, je n'insiste pas.
Il s'arrête me regarde pendant une dizaine de seconde et m'ouvre "Pase" (entrez) me dit-il.
Il m'expliquera plus tard que des personnes âgées se font attaquées chez elles, volées et assassinées pour quelques pesos.
Au lieu de quelques informations, c'est toute sa vie, passionnante que ce monsieur m'a raconté, multi-entrepreneur, engagé, une personne formidable avec un coeur énorme, drôle et humble. J'ai tout filmé, c'est magnifique. Il me montre ses photos de famille, sa grand-mère française, son père parti d'Argentine, engagé volontaire auprès de la France pendant la guerre 14-18, enfin, un trésor.
Je retourne à Buenos Aires avec ce matériel, encore une fois sans savoir ce que j'en ferai pour mon histoire mais bon.
On fait un peu les cons avec les gars de l'hôtel, l'un des responsables est anglais et me chambre sur les français, bon, normal. Là, une dame d'une soixantaine d'année vient le remplacer pour la journée, elle entend les vannes et lui dit "attention, tu sais que mon nom est français monsieur, je m'appelle Renaud, alors vas-y molo avec les vannes !"
Renaud, Renaud....
Je lui explique ma démarche, lui raconte ma rencontre avec M. Luis Renaud, son visage se couvre alors d'un masque d'émotion.
C'est son cousin, elle en a eu connaissance et le cherche depuis longtemps, sans vraiment le chercher !
Elle n'y croit pas, appelle sa maman immédiatement pour vérifier ce qu'elle sait, je lui donne mes éléments d'information, pas de doutes !
Je lui explique donc que j'ai avec moi plus d'une heure de film qui raconte sa vie !
Imaginez son émoi !
Nous prenons rendez-vous pour la projection de mes images à la famille. Ce sera chez la maman, une dame de 94 ans.
Seront présents Alicia donc, la femme de l'hôtel, sa maman, son frère et une cousine. Je leur projette le film et je filme. Fabuleux moment.
La grand-mère me témoigne un remerciement et une tendresse que jamais je n'oublierai. Les meilleurs moments sont off caméra et finalement c'est bien ainsi.
Ils vont prendre contact, en vrai et déjà, me demandent si je n'ai pas envie d'aller à New York, ils ont entendu parlé d'un cousin là-bas...
Les gens n'osent pas faire la démarche, le concept fonctionne comme un pont, un lien, c'est une clef qui ouvre toutes les portes, j'en suis moi-même très surpris.
Je crois donc que la famille Renaud est celle de mon français. Je crois que c'est un cousin qui a du calancher tôt et dont les terres ont été données au clergé, un classiqueapparemment dans la famille, très riche au début du siècle qui a donné presque toute sa fortune à l'église et à l'état français par simple patriotisme !
Voilà rapidement pour la première histoire.
A cela s'ajoute une rencontre filmée avec un jeune de 18 ans qui descend de Basque français, il s'appelle GOIRI. Il me parle dans son restaurant typique de parilla, de son envie de rencontrer ses cousins français, de ce que doit être leur vie...
Ensuite San Rafaël, je rencontre M. Baudry, français de 65 ans, immigré en Argentine il y a 35 ans. Un personnage !! Sa famille est très pieuse. C'est un homme ouvert et super intéressant, on cause, d'économie, de politique, je filme.
Toutes les interviews sont faites face caméra, les personnes dans leur fauteuil favoris, chez eux. Je trouve que cela amène une intimité intéressante.
Il me confie par exemple que l'avarice ou le matérialisme est partout :
"Par exemple, je connais des gens très intelligents qui amassent des biens !"
J'adore.
On cause de plein de choses, je vais faire un coup de ski dans la cordillère des Andes (génial d'ailleurs) et puis on recause. Il me demande où je suis allé et me dis que c'est tout proche de là où l'avion de l'équipe nationale de rugby d'Uruguay s'est craché en 72.
Vous vous souvenez de ce crach sûrement, "les survivants", l'histoire de ces hommes qui ont mangé leur congénères pour survivre.
Il me montre où cela se trouve sur Google earth (je filme) et puis m'explique que deux de ses filles faisaient partie d'une expédition pour aller faire une messe sur le lieu de la catastrophe, il me montre les photos, puis ce qu'a rapporté une de ses filles, un morceau de l'avion, tout tordu, une glissière de fixation de siège je pense.
C'est fou comme la pièce est travaillée, comme un morceau de verre que l'on récupère sur une plage, sculpturale, elle a presque pris une autre identité que sa fonction première.
Et puis encore, la carte d'identité d'un des membres de l'équipage, enfin non pas une carte d'identité... une carte de mutuelle spéciale pour les accidents !!!
Il s'absente deux minutes, revient avec une scie et me dit "je vais te faire un cadeau" !
Il commence à scier la relique de l'avion.
Vous vous imaginez de ce que c'est que ce morceau d'avion, de ce que cela représente en terme émotionnel, en énergie, en questionnements humains, religieux, liés à la catastrophe ! Il scie.
"TIens"
Voilà, j'ai un reçu en cadeau aujourd'hui un morceau de l'avion qui fait se poser aujourd'hui à l'homme les questions les plus folles sur sa finitude, ses croyances, son animalité dans un monde technologique et rationnel.
Je prends le bus en direction du nord maintenant, M. Baudry m'a parlé d'un endroit lunaire où est extrait le lithium, c'est la plus grosse source mondiale, autant vous dire qu'économiquement c'est une mine !!! Sauf que l'Argentine n'en voit pas un pesos..
Encore des histoires politiques et économiques louches, encore un sujet polémique ! Des comme ça il y en a beaucoup, l'Amérique du sud est extrêmement riche en ressources, on y crée la pauvreté que je vais bientôt rencontrer en Bolivie et au Pérou.
To be continued...
mardi 23 juin 2009
Premiers tours de caméra
Par Stéphane le mardi 23 juin 2009, 17:04
Je récupère donc la caméra chez Pacifico. Je suis un peu comme un gamin qui va chercher un jouet, très content ; un peu d'appréhension me chatouille le fond de la gorge. Je rencontre Olivier, super sympa, il m'a tout préparé, du pied (de caméra) jusqu'à la tête (de lecture) pour laquelle il m'explique que le chariot de chargement de la cassette est un peu lent parfois ! Il me raconte aussi l'histoire de ma nouvelle partenaire, volée en Afrique puis rendue par je ne sais quelle bande armée ; tombée d'un ULM avec Régis... enfin quelques péripéties qui me rende cet instrument tout de suite plus humain.
Il me prête également un micro cravate, des cables, le sac et la facture. Ah oui lu dis-je, bonne idée, on risue peut-être de m'emmerder en Argentine !"Ah non, en Argentine tu es tranquille, c'est la douane française qui peut te faire des misères !..."
Voilà, je repars donc à Nantes avec ma camarade de jeux de ces prochains mois, nous allons devoir faire connaissance. Je commence un peu à regarder le manuel de l'utilisateur dans le train de retour. On peut tout apprendre, il n'y a pas de raison que je n'y arrive pas, au moins vais-je essayer de m'en sortir avec des images regardables.
Rendre le projet intelligible
Par Stéphane le mardi 23 juin 2009, 17:02
Là commence le travaille, rendre le projet intelligible pour soit et pour les autres ! C'est un gros boulot de remise en cause, de trituration, de changement de point de vue. On rend un projet intelligible en le décortiquant, en le démontant. Une fois qu'on a toutes les pièces devant les yeux, on peut expliquer le mécanisme, la logique de montage, et connaître les points forts et faibles du projet. Ce n'est que comme ça que l'on peut ensuite partager le projet et le présenter.
Sur quel pied danser ?
Par Stéphane le mardi 23 juin 2009, 17:01
J'ai un projet qui suscite un réel engouement, je commence à avoir des propositions de participations, certaines pour la blague ("si tu as besoin d'une assistante pour partir en Argentine...") d'autres plus sérieuses et qui deviennent du coup difficiles à gérer sans budget d'abord et surtout avec un projet encore à bien définir.
Le manque de budget, tout le monde peut comprendre en quoi cela peut freiner, par contre, il est parfois difficile de mettre de côté des bonnes volontés qualifiées, mais rappelons-nous, il nous faut ne pas nous laisser distraire. Le risque, à ce stade du projet, d'embarquer quelqu'un avec moi c'est de laisser une porte trop tôt ouverte à des propositions extérieures alors que le socle n'est pas équilibré. Ce serait comme vouloir décorer une maison dont les ciments des murs ne sont pas secs, une connerie !
J'ai donc un budget serré, très serré. Je dois payer mon voyage, et me procurer le matériel pour tourner mon pilote d'émission.
Je dois pouvoir trouver une petite caméra à 1000 euros, trouver des micros et un pied pour un budget raisonnable mais tout, mis bout à bout, ça fait une somme !
Mais pourquoi je fais tout ça, me demande-je parfois ? C'est vrai ça pourquoi ? Névrose ? Besoin de reconnaissance ? d'évasion ?
Je me suis posé toutes ces questions, peut-être qu'il n'y a rien de tout ça, peut-être qu'il y a de tout. La seule chose est que j'ai envie de le faire, que ça me passionne dans le faire, pas dans l'attente d'un résultat, qui peut-être ne viendra jamais, en terme de résultat comme on l'entend par chez nous, c'est à dire une diffusion, un acte public, social, reconnu. Le résultat pour moi, il est présent chaque jour, tout simplement. Le reste ce sera du bonus.
A ce moment-là, Pacifico me parle de son réseau et de son intérêt pour le projet, pas d'autre chose, je ne peux donc compter sur eux pour autre chose. Ce serait une erreur que d'attendre quelque chose, il faut faire son chemin, travailler, laisser venir et avancer.
C'est comme traverser un champs d'arbres fruitiers. Mieux vaut continuer de marcher et ramasser les fruits tombés une fois mûrs que de s'évertuer à secouer un arbre trop jeune.
Je revois Régis quelque temps après. Nous déjeunons ensemble. Nous avons vraiment des choses à partager, c'est très agréable. Là il me parle d'une caméra qui pourrait m'être prêtée pour les quatre mois de mon voyage.
Il doit voir avec Olivier, qui gère la société et le matériel. Nous nous quittons la-dessus. Je me dis simplement que ce serait en effet très bien.
Je reçois un sms deux heures après, "ok pour la caméra, vois avec Olivier pour la récupérer." Génial, ils me suivent...
Quel résultat ?
Par Stéphane le mardi 23 juin 2009, 17:00
Si vous entretenez de bonnes relations avec les gens, que vous êtes toujours dans un respect mutuel, alors le temps ne fait rien à l'affaire, vous gardez vos contacts !
Ainsi, deux jours après la première mise en ligne du site internet, et après en avoir discuté avec trois personnes ... je rentre en contact avec Régis Michel, par connaissances interposées (merci Vinc), qui a eu vent de mon projet et qui est intéressé pour en discuter.
Régis est journaliste, réalisateur et producteur au sein de Pacifico Island Production, 20 ans de métier et des films primés diffusés sur nombre de chaînes dont celles de France Télévision dans les émissions "Thalassa" et "Faut pas rêver".
Nous nous contactons et je décide de saisir l'opportunité d'une de ses rares disponibilités pour monter le voir à Paris, le temps d'un café.
On se donne rendez-vous devant la péniche Thalassa, quai André Citroën à Paris. Il fait froid pour un mois d'avril.
Là j'ai la chance de rencontrer toute l'équipe de Pacifico, enfin une grande partie, Régis donc, Olivier, Caroline.
Je passe avec eux, une petite vingtaine de minutes, pas plus. Ils doivent partir au Touquet pour un festival.
Ils sont emballés, Régis me dit, on te suit !
Je suis ravi que quelqu'un me fasse confiance sur ce projet. Ok ils me suivent,... mais ça veut dire quoi ?
Pour le moment je n'ai pas établi de budget, ni pour le pilote, ni pour la suite.
Selon l'équipe de Pacifico, on a des chances de trouver des subventions pour ce type de projet, et des diffuseurs par la suite.
Je leur parle de mon intention de tester et de multiplier les supports, télévision peut-être, mais aussi internet, téléphonie mobile et aussi interventions publiques. Ca ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd.
Cela fait deux ans que je participe à l'émission "mon oeil" sur Télénantes. Je réalise, comme une quarantaine d'autres visioblogueurs, des chroniques culturelles vidéo, que j'envoie par téléphone sur le serveur de Télénantes. Ce partenariat avec SFR, permet une nouvelle approche de la télévision en la rendant plus participative et surtout en la liant à l'actualité locale.
Je me dis que ce serait une bonne expérience de tenter cela avec le même concept, mais sur une thématique de voyage. Cela pourrait être une sorte de visioblog itinérant, avec un petit clin d'oeil aux programmes nationaux à fort budgets, en postant par exemple un visioblog depuis Ushuaia, à la pointe sud de l'Argentine. Manuella de Télénantes est partante (merci Manu pour tes encouragements), plus haut ça ne suit pas, changement de direction des programmes, fin de la saison du visioblog et beaucoup d'autres projets en cours... dommage, très dommage car le concept est intimement lié à mes racines nantaises, à cette ville portuaire ouverte sur l'ailleurs, à ses problématiques d'acceptation de son histoire négrière...
mercredi 17 juin 2009
Rendre le projet visible
Par Stéphane le mercredi 17 juin 2009, 22:29
Le projet doit avoir un support simple et lisible pour que l'on puisse avoir accès à son contenu.
Ne surtout pas partir dans des choses compliquées, chercher des effets, qui bien souvent sont là pour masquer le manque de contenu.
"Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement, et les mots pour le dire nous viennent aisément".
Il est indispensable de garder cette attitude en tête. Tous, nous nous laissons séduire par les effets ou par le jeux ou le défi créé par la conception même de supports (Power point, sites internet, animation, ... ) Attention ceci est un écueil connu et imparable. Quand on se précipite dans un mur, on le prend souvent, dans la gueule !
Contrairement à ce qu'a très bien écrit Magritte pour une pipe, ceci est un mur !
Pour ma part, j'ai choisi de faire un site très simple et très vite.
J'ai donc consacré deux jours à créer le site "cousins au bout du monde" afin de poser cette première version pour rendre lisible le projet et aussi en anticipant le développement.
Ainsi j'ai choisi de créer une partie fixe, le site, et une partie plus souple le blog, qui correspond bien à mes besoins de publication.
Puis je me suis rebranché sur un réseau social bien connu après des mois d'inactivité.
Pourquoi ? Simplement parce que cela donne une visibilité au projet et aussi parce que je le sentais bien ainsi.
Le fait que je revienne après des mois d'absence a donc créer une surprise et une curiosité. Ceci m'a donc permis de pouvoir présenter mon projet à la demande des autres, et non pas comme une publicité de plus.
La première expression du projet
Par Stéphane le mercredi 17 juin 2009, 22:24
Même si, en définitive, il ne faut pas trop tenir compte des critiques que l'on peut nous faire, en mal ou en bien, et plutôt se faire confiance, il est bon de choisir les personnes à qui l'on va exprimer en premier son projet.
De cela peut découler de suite l'arrêt ou la poursuite du projet.
Un exemple concret, j'expose mon projet à des gens ouverts (merci Marianne et Bernard), il sont emballés d'abord par la passion qui m'anime, et ensuite, ne me mettent pas de bâtons dans les roues, même si, bien entendu, tout est à faire et à construire. On restera donc sur une énergie positive qui est vraiment très importante pour mener à bien un projet, quel qu'il soit.
Ensuite j'expose mon projet à des gens moins ouverts, ou alors sur d'autres choses, là, la douche... un discours paternaliste et méprisant "des émissions de voyage, il y en a des tonnes, tu veux réinventer la roue ! Ben bon courage ! AHAH et sinon tu as des projets réalistes ?"
Deux points de vue, aussi respectables l'un que l'autre, et que de toute façon vous rencontrerez tout au long du montage d'un projet et en toute phase de développement ou de changement stratégique.
Mais comme on dit "L'électricité n'a pas été inventée en faisant des recherches sur la bougie!"
mardi 16 juin 2009
D'où vient ce projet ?
Par Stéphane le mardi 16 juin 2009, 03:50
Ce projet part d'une expérience personnelle. Comme vous le savez, on ne parle de rien de mieux que de ce qu'on l'on connaît très bien, voire intimement. Ainsi cette histoire de recherche d'identité, de recherche de culture lointaine, je l'ai vécue.
Au-delà du simple exotisme, il y a une histoire de communication, une histoire de passation de témoin, d'une manière volontaire ou involontaire, de ce que l'on est, à nos enfants. C'est ce que mes parents ont fait avec moi, c'est ce que les vôtres ont fait avec vous, c'est ce que vous faites peut-être déjà si vous êtes parent.
De toute façon, ce que vous êtes, vous le transmettez. Vous donnez en cadeau à vos enfants ou avez reçu en cadeau de vos parents, de l'amour (sous quelque forme que ce soit), des règles, un élevage en quelque sorte, un dressage ; vous avez reçu également des envies, des passions et aussi des projections, des peurs et parfois, souvent même des névroses et/ou des systèmes de pensée et d'action.
Toute cette confiture de sentiments, de processus, de filtres, est intimement liée à la culture, évidemment.
Vous le savez, une femme japonais de 80 ans ne voit pas le monde comme un jeune garçon américain texan de 14 ans, enfin on peut le supposer.
La communication de cette culture pourra prendre plusieurs expressions, comme par exemple une communication orale, une communication corporelle, une communication de processus. La communication orale est celle que l'on a coutume de privilégier, comme on a coutume de privilégier l'image dans nos sociétés contemporaines.
Or, il arrive, bien souvent que l'on coupe le son à la communication. Pourquoi cela ? Parfois parce que le son qui sortirait si on ne procédait pas à cette aphonie, serait trop fort voire insupportable. Ainsi les enfants arrachés à leur pays natal, les personnes déracinées procèdent de manière consciente ou inconsciente à une coupure de son en rapport avec leur culture. En gros elles n'en parlent pas, pensant ainsi ne pas la transmettre ou bien ne pas la mettre trop en avant pour des raisons de traumatisme personnel ou bien encore par désir de non parasitage pour l'intégration de leurs enfants dans une société très différente.
Or, que se passe-t-il lorsque l'on cherche à cacher quelque chose à un enfant ?
Il utilise toute son intelligence pour réussir à trouver ce qu'on lui cache. Parfois, ce n'est pas aussi simple que cela, mais souvent c'est ce qui se passe. Il sent très bien qu'il y a des choses différentes, des choses qu'on ne dit pas. Sa curiosité naturelle pour comprendre et donc s'intégrer à sa famille le pousse à tenter de trouver des réponses à des questionnements incohérents puisque en partie masqués, maquillés. Ce masque peut prendre la forme d'un autoritarisme exagéré, d'un laxisme exagéré, d'un manque de communication ou bien parfois être complètement transparent, ce qui complique encore un peu les choses...
En tout état de cause, une chose est sûr, cela a un impact, et sur la définition de l'identité de la personne, et sur son intégration sociale, et sur sa réussite à gravir les échelons sociaux du groupe dans lequel il évolue (en mal ou en bien).
L'échec scolaire très présent en zones de concentration forte d'émigrés peut en partie venir de là. Nous sommes alors dans une sorte d'anti-chambre de l'intégration, ou finalement une seule culture émerge, celle de la définition perpétuelle et vaine d'une identité existante et reconnue menant souvent à se créer une identité nouvelle (cf le Parler Banlieue par exemple).
Alors quand ce projet est-il né ? Je dirai, chez moi en tous cas, en même temps que le corps qui me permet aujourd'hui de m'exprimer.
Pourquoi toute cette digression ?
Par Stéphane le mardi 16 juin 2009, 03:50
Parce qu'il est très important dans un projet comme celui-ci de rester soclé à ses propres connaissances et ressentis pour ne pas de laisser perdre.
Comme dans un combat de rue, il est plus sage face à un adversaire, de rester soclé à ses savoir-faires sans essayer de s'inventer des choses ou de s'improviser karatéka. Si le savoir-faire qui domine à ce moment-là est le sprint, alors courage, fuyons !!
Cela ne contredit pas l'ouverture à l'autre, au contraire. On ne s'ouvre que si l'on est stable. On ne peut porter un coup efficace que si l'on est en équilibre.
Savoir prendre le temps de ne rien faire.
Ce projet est né, beaucoup grâce au rien.
Le rien permet de se laisser remplir.
Cela peut paraître bête, mais savoir ne rien faire est une vertu et un travail ou plutôt un apprentissage.
Savoir ne rien faire, c'est d'abord savoir préparer la possibilité de ne rien faire.
Savoir ne rien faire c'est ensuite apprécier ce moment pour ce qu'il est, afin justement de ne pas encombrer son cerveau de pensées de culpabilités ou de stress.
C'est au moment du rien que peut jaillir le tout.
Il n'est pas question ici de valoriser mon travail mais bien de tenter d'analyser le processus, afin d'en tirer des vertus pédagogiques.
L'idée des cousins au bout du monde, je ne l'ai donc pas eue en la cherchant mais bel et bien en ne cherchant rien, pour tout dire en regardant la mer de la Costa Brava, après une ballade à vélo.
lundi 15 juin 2009
La vie, ses surprises, ses sursauts et les hommes
Par Stéphane le lundi 15 juin 2009, 14:27
Voilà trois jours que je suis à Santa Fé, je tombe sur un week-end férié.
Aujourd'hui pas grand-chose à faire.
Je me dis que je vais continuer mes investigations pour trouver d'autres informations sur les Renaud et voir ce que je peux trouver d'autre comme histoire dans le coin.
Je ne sais pas, quelque chose me dit que je dois chercher ici.
Bon, il fait gris, pas de connexion web !
Tout à un sens...
Je commence à discuter avec le patron de l'hôtel, d'abord au sujet de la connexion web, on essaye de trouver une solution.
Ensuite je lui demande les pages blanches pour ma recherche, je passe un temps à faire ceci, puis je finis par lui demander si la petite ville de Manucho est grande.
Je cherche l'estancia Santa Anna et ne la trouve pas...
Il me dit que c'est tout petit. Je commence à lui expliquer mes investigations et devinez quoi, il me dit qu'il est arrière petit-fils de français, le petit-fils du directeur des Ferrocarrils (chemin de fer) de la province de Santa Fé !
Nous discutons, lions amitiés, sont histoire est passionnante, comme celle de beaucoup d'argentins, un mélange d'immigrations diverses qui créent une identité du mélange !
Jeudi, tournage et visite de la ville avec ce monsieur !
J'adore ces imprévus, ces surprises, la vie quoi !
Pourquoi un blog de production ?
Par Stéphane le lundi 15 juin 2009, 00:07
Nous pouvons souvent voir théoriquement les nécessités d'un projet :
ce qu'il faut, ce qu'il ne faut pas, ce qui est essentiel, le budget, les sponsors, les diffusions, les pré-achats, le montage des équipes éventuellement... Tout ceci est passionnant et bien évidemment indispensable. Oui certes, cependant, avant d'être un projet combinant des éléments, des savoir-faires, des métiers, tout ceci est d'abord une affaire... d'hommes. Les rencontres, les liens tissés, au ressenti, à la première impression, la confiance que l'on peut avoir en sa propre capacité de réaliser quelque chose, voici les vrais moteurs de toutes choses.
Pour qu'un projet avance, il faut qu'il y ait un moteur. Un moteur qui tracte, pas un moteur qui pousse, ceci est très important.
De la différence entre la traction et la propulsion.
Une propulsion, pousse la masse qui se trouve devant elle à avancer.
Une traction tire la masse qui la suit dans la direction qu'elle lui donne.
On pourrait croire que c'est à peu prêt la même chose. Que nenni ! (j'adore cette expression).
Lorsque l'on pousse un objet, on lui donne une impulsion alors que cet objet n'a pas forcément au départ eu l'idée d'être poussé. Il est parfois bien dans son inertie, tranquille dans son immobilité qu'il connaît bien et qui le rassure.
De plus une fois qu'il est poussé, la force qui lui est appliquée peut le faire aller dans une direction qu'il n'a pas choisit, mais qui peut le surprendre surtout, sans qu'il puisse réagir avant que la direction ne soit définitivement donnée.
Que se passe-t-il dans le cas d'un objet tracté ?
Tout d'abord, si on admet que le tracteur et l'objet sont tournés dans la même direction, l'objet tracté possède un avantage sur le tracteur au niveau de la réactivité et de ses latitudes de décisions.
En effet, nous sommes toujours là sur une idée de volontariat, c'est-à-dire que celui qui est tracté n'est nullement accroché, mais, que c'est bien lui qui accroche volontairement celui qui le tire vers l'avant.
Dans ce cas, l'objet tracté a toute possibilité de lâcher le tracteur s'il n'a plus envie de continuer la cavalcade, soit qu'il ait envie de revenir à un état plus serein, soit qu'il décide qu'il est allé suffisamment loin...
Une fois cette petite observation effectuée, nous pouvons maintenant transposer la notion de latitude et de libertés de choix à des relations humaines et pourquoi pas dans le cadre d'un projet comme celui auquel nous allons nous intéresser sur ce blog. Je vous rassure, cela fonctionne pour toutes les relations, les relations amicales, amoureuses, les relations de travail, les relations avec son chien, son hamster, ou son lapin bleu de Poméranie...
Qu'est-ce qui fonde donc toute implication dans une relation, quelle qu'elle soit, c'est l'envie et la liberté.
Si on parvient a suscité l'envie et que l'on laisse aux autres la liberté de s'approprier leur propre espace de décision en rapport avec leurs envies, on a de grandes chances de réussir à galvaniser les énergies.
Par exemple, à vous, ça vous dirait de vous investir de la manière que vous voulez dans un projet qui vous passionne sans que l'on vous demande de comptes, ni qu'on vous force à continuer ou à arrêter ?
Bon super, attention je vais bientôt vous vendre des Tupperwares ou de la lingerie fine fabriquée en Chine.
Vous êtes prêts ?
Trois règles très simples nous accompagneront pendant ce voyage :
Faire les choses avec envie ;
Faire les choses avec coeur ;
Ne rien attendre en retour ;
le monde est ingrat, la justice n'existe pas.
mercredi 10 juin 2009
En route pour Santa Fé
Par Stéphane le mercredi 10 juin 2009, 20:57
Voilà un peu plus d'une semaine que je suis en terre Argentine.
Je me suis accordé du temps pour sentir, pour découvrir, pour m'imprégner un peu de la culture, des manières de faire, de penser, d'approcher, de communiquer.
Je voulais ce temps aussi pour retrouver un peu de fluidité de compréhension en espagnol, un peu de faculté d'expression, afin de commencer le projet concrètement sans me sentir trop gêné par la langue.
J'ai donc continué mes recherches sur la famille partie de Châteaubriand, je suis passé virtuellement par la région de Santa fé pour commencer, cherchant grâce au Net des informations sur l'Estancia, la ferme d'élevage de bovins.
On m'a dit que je ne pouvais recevoir d'informations privées et qu'il me fallait trouver un autre moyen de parvenir à ce que je cherchais.
J'ai donc repris quelques recherches.
J'ai pu trouvé des descendants portant le nom de Renaud dans la région de Santa Fé.
Je suis tombé sur des femmes souvent qui ne savaient pas s'il y avait une relation avec un quelconque français.
L'une d'elle m'a dit qu'elle avait déjà reçu un appel de la sorte mais qu' elle ne pouvait rien dire de plus
En insistant un peu lors d'un des appels, je réussis à parler au monsieur. Un homme manifestement âgé à en juger par l'intonation de sa voix.
Nous discutons un peu, je me présente, lui présente mes recherches sans trop en dire pour ne pas effrayer. Hors de question de parler de télévision ou de quoi que ce soit à ce moment-là.
Je lui explique plutôt que je cherche une personne, ses descendants pour aller trouver les richesses culturelles de l'Argentine.
Il me dit alors que oui, il a une grand-mère qui s'appelait Renaud.
Ensuite je lui demande des précisions sur l'homme qui aurait émigré de France, le connait-il, est-ce un oncle ?
Il me dit : "mon père vient de France, je ne sais pas exactement d'où."
OK génial, je lui demande si l'on peut se rencontrer, il me faut battre le fer tant qu'il est chaud.
"Porque no!" me répond-il enjoué.
Il me dit que nous pourrons discuter, qu'il a des photos à me montrer...
Je pars donc demain pour Santa Fé, à 600 km au nord de Buenos Aires.
Je dois acheter un micro HF pour les interviews en attendant. C'est un peu cher mais indispensable.
Je suis hyper content que ça avance. Sera-ce la bonne famille Renaud ?
Nous le saurons plus tard !
vendredi 15 mai 2009
Bienvenue aux nouveaux rédacteurs
Par Pacificoprod le vendredi 15 mai 2009, 18:01
Bonjour, ceci est un billet de test afin de construire le blog de production. Bienvenue aux rédacteurs Olivier, Caroline, Régis, Alain, Christian, Ettore et Léo, j'en oublie peut-être, veuillez m'en excuser.
Stéphane
vendredi 17 avril 2009
Rencontre
Par Stéphane le vendredi 17 avril 2009, 15:35
Jeudi 23 avril, rendez-vous avec Mme Nelida Secreto-Touchard :-) :
Avocate à l’université de Buenos Aires. Une vie dédiée à étudier et résoudre la problématique des enfants abandonnés et délinquants dans leur milieu familial et social, en commençant par obtenir un diplôme de doctorat en France en 1970 avec une thèse sur « Le régime pénal des mineurs : approche juridique et sociologique ». Ensuite, différentes activités reliées à ces sujets : Directrice Nationale de l’Enfance et de la Famille au Ministère argentin du Bien-être Social, Coordinatrice des Organisations Non Gouvernementales, création du premier Conseil Assesseur des ONG qui fonctionna en Argentine. Aujourd’hui présidente de la AFLDH depuis 10 ans, 17 projets humanitaires réalisés.
Dossier de production
Par Stéphane le vendredi 17 avril 2009, 12:46
Le dossier de production avance bien. Rendez-vous pris avec Régis Michel de Pacificoprod afin de discuter de l'avancée du dossier et des modalités de production.
Les demandes de partenariats vont pouvoir commencer.